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ONU RDC

La Monusco juge insignifiant le nombre de combattants FDLR désarmés

Les envoyés spéciaux de l'ONU dans la région des Grands Lacs, Marie Robinson (G) et Martin Kobler, lors de leur conférence de presse dans les bureaux de la Monusco. Goma, le 2 septembre 2013.
© REUTERS/Thomas Mukoya

Les envoyés spéciaux, des Nations unies, de l'UE, de l'UA ainsi que le chef de la Monusco exhortent les FDLR à « une complète reddition de tous les combattants et hauts gradés dans les prochains jours ». Les FDLR, les milices hutu rwandaises qui sévissent à l'est de la RDC, avaient promis de se désarmer. Elles ne semblent pas tenir leur promesse. Seule une centaine de combattants sur 1 400 environ ont rendu leurs armes le 30 mai.

Au cours de deux cérémonies le 30 mai dans le Nord-Kivu, cent cinq hommes se sont rendus avec cent armes : la Monusco juge «insignifiant» le nombre de combattants désarmés. C'est aussi le sentiment de la société civile du Nord-Kivu qui met en doute la bonne foi des FDLR et qui demande à la communauté internationale et au gouvernement de la RDC de ne pas être dupe.

Maître Omar Kavota est le porte-parole de la société civile du Nord-Kivu. Il craint une reconstitution des FDLR dans de nouvelles milices.

Nous appelons la Monusco et le gouvernement congolais à plus de clairvoyance. Le risque est que le groupe des FDLR puisse annoncer qu'il n'existe plus alors qu'il s'est mué en milices locales.

Maître Omar Kavota
02-06-2014 - Par Christine Muratet

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