Echec du dialogue politique au Togo

L'Assemblée nationale togolaise
© PNUD/DR

Au Togo, le dialogue exigé par l’opposition togolaise a pris fin, mardi, sans résultat. Peu avant l’adoption du rapport, l’Alliance nationale pour le changement, l’Alliance pour la démocratie et le développement intégral et la coalition Arc-en-ciel, tous membres de l’opposition, ont quitté la table des discussions.

Démarré après de longues tractations pour trouver un facilitateur, le dialogue entre les partis parlementaires devrait durer deux semaines. Mais Mgr Nicodème Barrigah, ancien président de la Commission vérité justice et réconciliation et facilitateur désigné, n’a pu amener les partis au consensus.

Au moment de l’adoption du rapport, l’opposition a claqué la porte. « On peut considérer aujourd’hui que le dialogue a échoué. On a obtenu quelques broutilles, mais sur l’essentiel on n’a rien obtenu », précise Me Paul Dodji Apévon de la Coalition Arc-en-ciel.

« Plus de sens »

Plusieurs points essentiels ont amené l’opposition à sortir des discussions, comme l’explique Mgr Nicodème Barrigah : « Lorsqu’il s’est agi de faire le point sur les positions des uns et des autres concernant le mandat présidentiel et le mode de scrutin, et qu’on n’arrivait toujours pas à trouver de consensus, certains partis politiques ont estimé que si on ne parvenait pas à cela le dialogue n’aurait plus de sens ».

La limitation de mandat à deux, renouvelable une seule fois, et le scrutin à deux tours sont des points essentiels de l’opposition à ces pourparlers. L’Union pour la République au pouvoir et son allié, l’Union des forces de changement au gouvernement, sont restés autour du facilitateur, pour adopter le rapport final.

« C’est un rapport d’étape », a confié l’évêque facilitateur. Il sera ensuite remis au gouvernement, observateur, tout le long du dialogue. Le gouvernement ne faisait pas de ce dialogue un préalable pour le fonctionnement des institutions, répond un ministre qui a pris part aux travaux.