Afrique du Sud: quand le scandale du «Guptagate» refait surface

Avec le retour du «Guptagate», le président sud-africain Jacob Zuma a du souci à se faire.
© EUTERS/SABC via Reuters TV

La médiatrice de la République sud-africaine, autrement dit la « Madame anticorruption » du pays, a indiqué qu’elle s’attaquait à cette affaire d'abus de pouvoir impliquant Jacob Zuma. C’est elle déjà qui avait enquêté sur le scandale Nkandla, une affaire d'abus de fonds public pour rénover la résidence privée du président.

Avril 2013. Un avion privé transportant la famille d’un richissime homme d’affaires d’origine indienne Gupta atterrit sur une base militaire de Pretoria. Près de 300 passagers, tous invités au mariage de la fille Gupta, seront ensuite acheminés jusqu’au lieu des festivités.

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Le scandale éclate. Qui a donné l’autorisation pour qu’un vol civil atterrisse sur une base militaire ? Plusieurs officiers de la base pointent du doigt la présidence et notamment le président Jacob Zuma qui est un ami proche des Gupta.

Un groupe de travail, composé de membres du gouvernement, mène une enquête et exonère le chef de l’Etat de toute responsabilité. Quatre officiers de haut rang sont inculpés pour infraction au code militaire. Leur procès est toujours en cours.

C’est d’ailleurs l’un d’eux qui a saisi la médiatrice de la République. Pour Pikkie Greeff, responsable d’un syndicat de l’armée, ce groupe de travail n’était pas là pour mener une enquête :

« Dès le début, ils ont tenté de tromper la justice. Ils ont bafoué les droits des responsables de la base militaire, dont le colonel Anderson. Ce qui est clair, c’est que cette équipe avait pour but de protéger le président et la réputation du gouvernement ».

La médiatrice a indiqué son intention de convoquer les membres de ce groupe de travail. Aucune date n’a encore été fixée. Mais il s’agit d'une nouvelle épine dans le pied du chef de l’Etat.

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