En RDC, la SADC se penche sur le désarmement des FDLR

Un membre de la Monusco passe en revue l’armement des rebelles FDLR qui viennent de se rendre, Kateku, RDC, le 30 mai 2014.
© REUTERS/Kenny Katombe

Une mission des hauts responsables politiques et militaires de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) séjourne depuis, le vendredi 6 juin à l'est de la RDC. Elle s'y est rendue pour évaluer la contribution de l'organisation sous-régionale à l'opération de désarmement forcé envisagée contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) qui seraient réfractaires au désarmement volontaire en cours actuellement.

A Kinshasa, on se réjouit du déroulement de l’opération de désarmement volontaire. Les autorités congolaises espèrent en tout cas que tous les rebelles hutus rwandais vont se rendre.

Délocalisés

Certains pourraient être délocalisés dans des pays autres que la RDC, d’autres pourraient être déférés devant la justice internationale. Pour ceux qui opteront pour leur retour au Rwanda, une tripartite, réunissant la RDC, le Rwanda et le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), devrait être constituée. Et pour le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé, l’option du désarmement forcé reste sur la table au cas où le désarmement volontaire ne s’effectuerait pas dans un délai raisonnable.

« Appropriation par l'Afrique »

Des responsables politiques et militaires de la SADC séjournent donc dans l'est du pays depuis vendredi. Ils sont venus évaluer la contribution à apporter à cette opération de désarmement forcé. Et le gouvernement congolais se félicite de cette implication qui, selon lui, « est une illustration de l’appropriation par l’Afrique de la recherche et des solutions à ses propres problèmes ».