Tunisie: Aqmi revendique une récente attaque contre un ministre

Des personnes se sont rassemblées devant la maison du ministre tunisien de l’Intérieur à Kasserine, cible d’une attaque revendiquée par Aqmi, le 28 mai 2014.
© REUTERS/Stringer

En Tunisie, al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué l’attaque du 28 mai dernier contre le domicile du ministre de l’Intérieur. Une première pour le groupe jihadiste qui justifie l’attaque du domicile de Lotfi Ben Jeddou à Kasserine notamment en raison du classement du mouvement Ansar al-Charia sur la liste des organisations terroristes.

C'est la première fois depuis la révolution que des actions armées sont revendiquées en Tunisie par le groupe jihadiste. Le communiqué d’Aqmi annonce d'abord sa responsabilité dans l'attaque spectaculaire, menée le 28 mai dernier, contre la maison du ministre de l'Intérieur tunisien, Lotfi Ben Jeddou, à Kasserine. Quatre agents tunisiens avaient alors trouvé la mort dans cette attaque contre le domicile familial du ministre mitraillé par un groupe armé.

Ce groupe est « un groupe de lions de Kairouan », ville sainte de l'Islam en Tunisie, selon le texte. « Il avait pour but de couper la tête du criminel Lotfi Ben Jeddou chez lui », ajoute le communiqué d'Aqmi. Un texte de trois pages posté cette nuit sur un forum jihadiste arabophone estampillé d'al-Andalous, branche médiatique d'Aqmi.

Une réponse aux déclarations du ministre Ben Jeddou

« Si ce criminel l'a échappé belle cette fois, il n'en réchappera pas la prochaine », préviennent les jihadistes précisant les raisons de ces menaces contre le ministre de l'Intérieur tunisien. D'abord, le classement du mouvement Ansar al-Charia sur la liste des organisations terroristes, l'été dernier et puis ses déclarations devant l'Assemblée lorsqu'il avait assimilé le départ de jeunes filles en Syrie comme étant du jihad sexuel.

Enfin, dans ce texte, Aqmi revendique aussi sa présence sur le mont Chaambi. Il admet pour la première fois que ses combattants sont pourchassés depuis un an et demi par les autorités tunisiennes à la frontière algérienne.