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Burundi

Burundi: défis majeurs pour les Etats généraux de l’agriculture

Plantation de thé au Burundi.
© Getty Images/Bruno De Hogues

Au Burundi, le président Pierre Nkurunziza, a lancé, lundi, les Etats généraux de l’agriculture et de l’élevage dans ce pays, l’un des plus peuplés d’Afrique avec plus de 350 habitants au kilomètre carré et qui ne parvient plus à nourrir toute la population. Tous les intervenants sont conscients qu’il y a urgence à trouver des solutions pour faire face à la crise alimentaire qui frappe le Burundi où la moitié de la population vit une situation de malnutrition chronique.

Depuis la fin de la guerre civile au Burundi, le secteur de l’agriculture a englouti des milliards de francs burundais. Les allocations à ce secteur sont passées de 2 à 11% du budget national et le secteur bénéficie d’une pléthore de main d’œuvre : plus de 90% de la population. Mais le constat est là, amer, la production agricole n’a pas suivi.

« Je dirai que ces Etats généraux viennent au bon moment, vu beaucoup de politiques et de stratégies adoptées, des projets et des programmes mis en place qui, malheureusement, ne sont pas parvenus à asseoir une politique alimentaire durable et l’amélioration de la nutrition dans notre pays », explique la ministre burundaise de l’Agriculture, Odette Kayitesi.

Un diplomate hollandais qui s’est exprimé au nom des bailleurs a résumé la crise alimentaire qui frappe l’agriculture et l’élevage burundais en quelques mots : « En regardant le secteur agricole et de l’élevage, il y a tendance de croire que c’est un cercle vicieux », pense Fritz Meijndert. Un « cercle vicieux qu’il faut casser », dira-t-il plus loin.

Diminuer la malnutrition et augmenter la sécurité alimentaire

C’est donc pour répondre à ce défi que 450 personnes sont réunies dans ces Etats généraux qui vont durer quatre jours. Leur mission, selon Pierre-Claver Nahimana, à la tête du comité d’organisation, est de « booster le développement du secteur agricole, diminuer la malnutrition, améliorer la sécurité alimentaire ».

Mais beaucoup souhaitent que ça ne soit pas une réunion de plus. Un participant rappelait que « ça n’est pas la première fois » qu’ils se retrouvent « ainsi, au chevet du Burundi ».

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