De l’économie et peu de politique au menu du 23e sommet de l’UA

Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Comission de l'Union africaine, en mars dernier en Côte d'Ivoire.
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A Malabo, en Guinée équatoriale, les ministres des Affaires étrangères de 54 pays africains sont attendus ce lundi matin, en prélude au 23e sommet de l’Union Africaine, qui se tiendra jeudi et vendredi. Dans son discours, la présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma parlera essentiellement agriculture. Il faut dire que la diplomate sud-africaine semble plus à l'aise sur les dossiers économiques que sur les dossiers politiques.

Deux ans après son arrivée à la tête de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma mesure les limites de son pouvoir sur les fauteurs de guerre en Afrique.

En Centrafrique, les violences continuent et les forces africaines doivent passer en septembre prochain sous le drapeau de l’ONU.

Au Nigeria, l’UA est totalement exclue de l’effort de guerre que mène une demi-douzaine de pays contre Boko Haram. Le mois dernier six chefs d’Etat se sont retrouvés à Paris pour combiner leurs actions contre le mouvement jihadiste. Nkosazana Dlamini-Zuma n’était pas là, tout simplement parce qu’elle n’était pas invitée.

Il faut dire que depuis que la commission de l’UA est présidée par une diplomate sud-africaine, le Nigeria, qui est le grand rival de l’Afrique du Sud sur le continent, fait tout son possible pour que l’UA ne mette pas le nez dans ses affaires.

Il reste donc l’économie et, sur ce terrain, Nkosazana Dlamini-Zuma a beaucoup plus de marge de manœuvre. C’est sans doute pourquoi elle souhaite que le thème central de ce 23e sommet soient l’agriculture et la sécurité alimentaire.