Côte d’Ivoire: le FPI réagit aux charges contre Gbagbo

Manifestation de pro-Gbagbo devant la Cour pénale internationale de La Haye.
© RFI/Stéphanie Maupas

En Côte d’Ivoire, le FPI a officiellement réagi ce mercredi 25 juin pour la première fois depuis le 12 juin. Une première réaction officielle deux semaines après la confirmation des charges contre l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo, détenu par la CPI depuis deux ans et sept mois, à travers une déclaration du président du FPI, Pascal Affi N’Guessan.

La direction du FPI vient de décider de se battre pour faire libérer le fondateur du parti, renvoyé en procès il y a 2 semaines par la chambre préliminaire de la CPI après plus de 2 ans de détention. Selon le président du FPI, le procès contre Laurent Gbagbo « doit être gagné ». « Ce procès n’est pas le procès d’un homme. C’est le procès d’une ambition, d’une vision, d’un idéal. C’est le procès de la démocratie. C’est le procès de la liberté, le procès de la dignité. Nous devons le gagner », explique Pascal Affi N’Guessan.

La défense de Laurent Gbagbo n’a pas encore fait appel de la confirmation des charges. En attendant, la direction du FPI promet désormais de se concentrer sur la manière de parvenir à éviter un procès, selon elle, politique : « Jusqu’à ce jour, nous avons mené le combat sans une coordination efficace de la lutte. Il nous faut aujourd’hui assurer une plus grande coordination. C’est pourquoi je compte nommer dans les jours à venir un secrétariat national, spécialement dédié à la coordination de la lutte pour la libération du président Laurent Gbagbo ». Une libération, a martelé Pascal Affi N’Guessan, qui est « le moteur de la réconciliation nationale ». Un point de vue que ne partage pas le pouvoir.