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Tchad

Tchad: le ministre du Pétrole s’explique sur une polémique

Le ministre du Pétrole (chemise rayée et lunettes de soleil) visite un forage de pétrole.
© RFI / Madjiasra Nako

Au Tchad, les autorités ont annoncé le 13 juin 2014 avoir repris les parts du pétrolier américain Chevron, membre du consortium, qui exploite le bassin de Doba au sud du pays. Le Tchad a indiqué que la somme de 1,3 milliard de dollars permettant de racheter les parts a été payée par Glencore, une entreprise anglo-suisse qui opère au Tchad. L’arrangement a suscité la polémique et des questions. Mardi, le ministre du Pétrole, des Mines et de l’Energie est revenu sur les détails de l’accord.

Première information de la conférence de presse du ministre du Pétrole : pourquoi le Tchad, qui n’a pas de liquidité, a choisi Glencore pour payer à sa place ? « Il était question de mobiliser 600 milliards en un mois. Il y a peu de sociétés ou de banques qui peuvent faire cela. Et cette transaction, on devait la payer cash. Pour ceux qui ne connaissent pas Glencore, c’est le numéro un mondial dans la vente des Brics [Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud]. Ils sont aussi des partenaires du Tchad », explique Djerassem Le Bemadjiel.

Le ministre s’est aussi expliqué sur le choix de privilégier l’entreprise anglo-suisse, alors que le français Perenco était dans les rangs : « Perenco, c’est une compagnie pétrolière d’origine française qui a déjà en fait signé le contrat de rachat avec Chevron. Mais la convention dit que le Tchad doit approuver tout repreneur de n’importe lesquels de ces champs pétroliers au Tchad. Il manquait cet accord, cette approbation du Tchad. Nous, on avait dit que non, le Tchad aussi est intéressé par reprendre cet actif ».

Le ministre ajoute que le contrat qui n’est pas un prêt a été validé par les institutions de Bretton Woods : « Après Houston, nous sommes montés au niveau du FMI [Fonds monétaire international]. Nous sommes allés avec les contrats, tout ce qui a été fait, mettre sur la table de leurs experts qui les ont analysés et qui ont dit que ce n'était pas un endettement supplémentaire ».

Pour l’opposition, il reste que les milliards annoncés se traduisent en effet concret dans le quotidien des Tchadiens.

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