Procès Pistorius: les experts sèment le doute sur sa culpabilité

Le champion paralympique, Oscar Pistorius, lors de la reprise de son procès, le 30 juin 2014.
© REUTERS/Phill Magakoe/Pool

En Afrique du Sud, le procès de l’athlète handicapé Oscar Pistorius a repris après un mois de suspension, Pistorius ayant été examiné par des psychiatres est jugé responsable de ses actes. Il est accusé d’avoir sciemment tué sa petite amie en février 2013.

Oscar Pistorius affirme avoir abattu sa femme la prenant pour un cambrioleur. Le rapport des psychiatres devait également déterminer si le champion souffre de trouble anxieux, mais il n’en a pas été question, lundi, la juge n’ayant pas eu le temps de lire en détail le rapport.

L’audition des témoins de la défense a donc repris lundi 30 juin avec tout d’abord le médecin qui a amputé Oscar Pistorius quand il n’avait que 11 mois et qui le suit depuis. Le chirurgien orthopédique Gerald Versfeld a témoigné de la vulnérabilité physique de son patient et de son manque de mobilité sans ses prothèses. Un détail qui n’a pas échappé au procureur. « Comment Pistorius a-t-il pu, tirer sur la porte des toilettes puis dans le noir courir remettre ses prothèses sans tomber », a ironisé Gerie Nels.

Deuxième témoin, un expert acoustique, Ivan Lin, qui a jeté le doute sur le témoignage de certains voisins : « A 170 m, si quelqu’un crie dans des toilettes, il est très improbable qu’une personne puisse entendre ses cris et encore moins interpréter la source du son avec fiabilité. »

Les voisins en question ont affirmé avoir entendu des cris, notamment de femme, au milieu de la nuit appuyant la thèse selon laquelle le couple se serait violemment disputé, avant qu’Oscar Pistorius ne tire.