Mali: Algérie et Burkina Faso unissent leurs forces dans la crise malienne

Contrôle de police dans le centre-ville de Bamako au Mali, le 9 juin 2014.
© AFP PHOTO/ISSOUF SANOGO

La phase initiale du dialogue inclusif inter-malien est prévue pour le 16 juillet prochain à Alger. L’annonce a été faite par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, à l’issue d’une rencontre avec le médiateur de la Cédéao, le président burkinabé Blaise Compaoré.

Le dialogue inclusif inter-malien entre dans « sa phase opérationnelle » à partir du 16 juillet prochain à Alger, selon le chef de la diplomatie algérienne à l’issue de son entretien avec le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao. Seront présents à ce rendez-vous, le gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du nord du Mali, et les ministres des pays impliqués dans le processus de paix au Mali.

Ramtane Lamamra a déclaré que son pays et le Burkina Faso sont sur la même longueur d’onde en ce qui concerne les principes et les contours de la recherche d’une solution à la crise malienne :

« Nous allons mettre ensemble, conjuguer nos efforts, notre rôle étant de huiler la mécanique puisqu’il s’agira de permettre aux Maliens eux-mêmes de se parler directement et d’envisager les solutions les plus à même de les aider à régler les causes de cette situation et de se projeter en tant que nation unie. »

« Bâtir sur des acquis »

Les négociations se feront autour de la plate-forme commune de mouvements politico-militaires et sur une base cumulative de tous les accords et résolutions qui ont jusque-là permis la mise en place de certaines institutions au Mali de l’avis de Ramtane Lamamra :

« Incontestablement l’accord de Ouagadougou du 18 juin a déjà commencé à être appliqué, donc il s’agit d’un prolongement naturel. Il s’agit de bâtir sur des acquis, de se laisser guider par les mêmes principes et je crois qu’il y a absolument sur tout cela un consensus de toutes les parties. »

Quant à la phase pratique des discussions, il y aura « un groupe de médiation et des facilitateurs », selon le chef de la diplomatie algérienne.