Mali: le groupe de Belmokhtar revendique l’attaque du 14 juillet

Mokhtar Belmokhtar, dans une vidéo diffusée le 21 janvier 2013.
© Sahara Media via Reuters

Le groupe jihadiste Al-Mourabitoune, de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué auprès de l'agence de presse privée mauritanienne Alakhbar, la mort du soldat français tué le 14 juillet dans le nord du Mali. L’attaque-suicide visant les forces françaises déployées dans la région de Gao avait aussi fait plusieurs blessés graves.

Dans un message audio d’un peu moins de deux minutes, le porte-parole d'Al-Mourabitoune, Abou Aassim el-Mouhajir annonce « que son groupe a réussi à faire exploser son véhicule piégé contre une unité des forces d'invasion dans la région d'al-Moustarat ». Une opération menée symboliquement le 14 juillet, jour de fête nationale en France.

Il s’agit de la première attaque-suicide dans laquelle un soldat français est tué au Mali. Une explosion qui avait fait aussi plusieurs blessés, dans la région de Gao. Le porte-parole d' Al-Mourabitoune affirme que cet « attentat est une réponse adressée aux Français qui prétendent avoir anéanti les forces jihadistes et réussi l'opération Serval ».

Le groupe dissident d’Aqmi reste actif dans le nord du Mali

Al-Mourabitoune est le groupe de l'ennemi numéro un des Occidentaux dans la région : l'Algérien Mokhtar Belmokhtar. Un groupe né de la fusion entre sa brigade, connue sous le nom des Signataires par le sang et auteurs de la prise d'otage meurtrier d'In Amenas en janvier 2013, avec le Mujao, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest qui officiellement n'existe plus depuis.

Fin avril, l'armée française annonçait avoir tué l’Egyptien Aboubakr al-Nasri, l’émir du groupe. Selon toute vraisemblance, Mokhtar Belmokhtar devrait lui succéder à la tête de cette dissidence d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) toujours très active au Sahel, malgré la forte présence militaire française.