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Algérie AQMI

Tunisie: qui sont les jihadistes auteurs de l’attaque de mercredi

Le ministre de l'Intérieur tunisien, Lotfi Ben Jeddou, lors de la conférence de presse du 17 juillet 2014.
© REUTERS/Zoubeir Souissi

L’attaque de mercredi 16 juillet est la plus meurtrière de l’histoire de l’armée tunisienne : quatorze soldats ont été tués dans un assaut terroriste dans la région du mont Chaambi, vingt-cinq autres ont été blessés. Le président a déclaré un deuil national de trois jours. La région est régulièrement visée par les jihadistes actifs en Tunisie, à la frontière algérienne. Le point sur ce groupe islamiste.

Le Colonel-Major Souheil Chmengui, responsable des opérations terrestres a précisé que l'un des membres du groupe terroriste a été abattu, un Tunisien. Des Algériens figureraient aussi parmi les assaillants. Les forces de l’ordre poursuivent toujours les autres attaquants mais leur nombre exact ne serait pas encore connu.

L’armée tunisienne mène officiellement des opérations contre ces jihadistes dans la région du Mont Chaambi depuis fin 2012. La région a même été déclarée « zone militaire fermée », fin juillet 2013, après une attaque qui avait fait huit morts parmi des soldats. Cela n'a pas empêché l'attaque, il y deux mois, de la résidence privée du ministre de l’Intérieur tunisien à Kasserine. Quatre soldats avaient alors été tués.

La question de l’impuissance de l’armée contre ces jihadistes se pose de nouveau. Selon les autorités, toutes ces attaques sont le fait du même groupe de combattants jihadistes, la brigade d'Okba Ibn Nafaa. Cette dernière circulerait dans toute la région, proche de la frontière algérienne et peut-être même du côté algérien.

Six opérations terroristes désamorcées

Actif depuis la révolution qui a renversé l’ancien président Ben Ali, en 2011, le groupe est accusé de liens avec Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique). Aqmi a de plus revendiqué l’attentat contre le domicile du ministre de l’Intérieur de mai dernier. Les militants du groupe auraient reçu des armes et formations de jihadistes algériens proches de l'émir en chef d'Aqmi, Abdelmalek Droukdel, selon les experts.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre tunisien de la Défense, jeudi 17 juillet au soir, le ministre de l'Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a défendu la stratégie actuelle. Il a affirmé que six opérations terroristes planifiées avaient pu être évitées depuis le début du ramadan.

Le ministre de l'Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a aussi appelé les députés de l'Assemblée nationale constituante (ANC), lors de sa conférence de presse, tenue jeudi 17 juillet, à accélérer l'adoption de la loi anti-terrorisme qui permettra de lutter contre ce phénomène, un projet de loi qui fait polémique en Tunisie. Ben Jeddou a, en outre, demandé les citoyens à coopérer avec les forces sécuritaires en transmettant toute information en relation avec les opérations terroristes.

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