Alger: une feuille de route pour les négociations sur le nord du Mali

Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA et sa délégation, à Alger, le 16 juillet 2014.
© AFP PHOTO/FAROUK BATICHE

À Alger, les groupes armés du Nord et les représentants de l'Etat malien sont tombés d'accord sur une feuille de route en vue d'une solution négociée à la crise. Un calendrier de négociations a été fixé. Il s’agit d’un premier succès, pour Alger, à l’issue de négociations compliquées.

Ces négociations d'Alger sont les premières à rassembler l'ensemble des parties prenantes au conflit depuis celles qui avaient abouti à un accord intérimaire le 18 juin 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso, ayant ouvert la voie à la tenue d'élections présidentielle et législatives.

Alger est ainsi parvenu au moins à un premier succès : la signature d'un accord intermalien après ce premier tour de négociations délicat. Et les parties invitées se sont mises d'accord pour se retrouver en août. Tous les membres des délégations représentant les groupes du nord du Mali et Bamako semblent satisfaits d'un premier pas jugé positif.

Intégrité territoriale et laïcité

Ils se sont en tout cas entendus sur une feuille de route consensuelle. Y est inscrit le principe du respect de l'intégrité territoriale du Mali, sur laquelle le régime ne voulait en aucun transiger, ainsi que la forme laïque actuelle de l'Etat malien.

Les trois composantes principales des mouvements rebelles - le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) - ont tenté de présenter des revendications communes, mais il existe encore des divergences entre groupes touaregs, ainsi qu’entre les Touaregs et les groupes arabes.

Les combats continuent sur le terrain

La suite des négociations se déroulera en août prochain - a priori du 17 août au 11 septembre –, et devrait aboutir à la recherche d'une solution durable de sortie de crise pour mettre fin aux combats, qui sur le terrain continuent. Cette semaine, la région de Kidal a été le théâtre de violence, notamment autour de localités où s'affrontent des groupes dissidents.

Les discussions pourraient ainsi se terminer en octobre : le but est d'obtenir un plan de paix qui sera signé à Bamako à une date non précisée. Aucun sujet ne sera tabou que ce soit en termes de défense et sécurité, de réconciliation nationale, de justice et même la question du retour de l’autorité de l’Etat dans le Nord.

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