Crash du vol d’Air Algérie: le long silence des autorités algériennes

Le ministre des Transports algérien, Amar Ghoul, lors d'une conférence de presse à l'aéroport d'Alger, le jeudi 24 juillet.
© AFP PHOTO/ FAROUK BATICHE

À Alger, les informations concernant le crash du vol AH 5017 d'Air Algérie ont été délivrées par les autorités au compte-gouttes. L'attente a été longue, ce jeudi 24 juillet, pour les proches des victimes, avant que le ministre des Transports n'annonce enfin, dans la nuit, que l'avion s'était écrasé en territoire malien.

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Ce n’est qu’en milieu de journée qu’une première voix officielle se fait entendre. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, interrogé à la sortie du Parlement, confirme qu’un avion a disparu au dessus de la région de Gao. Il faut attendre encore plusieurs heures pour qu’un cadre de la compagnie aérienne donne le détail des nationalités des passagers.

Mais c’est grâce aux réseaux sociaux que l’on sait que deux membres de la compagnie aérienne Air Algérie, un commandant de bord et un chef de cabine, sont à bord de cet avion. En début de soirée, les journalistes sont invités à entrer dans la salle de la cellule de crise. Assis, le ministre des Transports Amar Ghoul est entouré de cartes où est coloriée la zone de Gao.

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25-07-2014

Mais lorsqu’il prend la parole, le ministre refuse de parler de crash. Il faut être patient dit-il. Il explique que l’armée algérienne a été envoyée sur le terrain pour aider aux recherches. Ce n’est que dans la nuit que le ministre des Affaires étrangères algérien déclare : « Nous pouvons confirmer que l'avion s'est écrasé en territoire malien ». Aucune explication n’a été donnée pour le moment. Les familles des victimes algériennes qui se sont présentées à l’aéroport dans la soirée n’ont trouvé personne pour répondre à leurs questions.

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Dès jeudi, l’armée algérienne a participé aux recherches. L’armée a envoyé un avion de transport militaire d’abord pour aider à balayer des zones très larges dans le nord du Mali. Un peu plus tard, trois autres avions ont été déployés avec des équipements d’observation et des radars pour permettre plus précisément de trouver l’épave, selon les déclarations du ministre des Transports. On attend ce vendredi matin plus de précisions. L’armée algérienne doit probablement toujours collaborer avec les armées française, malienne et burkinabè sur place.