Assaut attribué à Boko Haram au Cameroun: les otages toujours détenus

Un soldat camerounais, lors d'une patrouille à Dabanga, dans l'extrême nord du Cameroun le 17 juillet dernier.
© AFP PHOTO / REINNIER KAZE

Des membres présumés de Boko Haram ont mené une attaque sanglante, dimanche, à Kolofota, dans le nord du Cameroun. 16 personnes ont été tuées, selon un bilan dressé dimanche soir. Plusieurs autres ont été prises en otages, dont l’épouse du vice-premier ministre Amadou Ali.

Les otages sont toujours retenus en captivité. Ils seraient plus d’une vingtaine dont le maire de la ville de Kolofata, son épouse et ses deux filles ainsi que l’épouse du vice-Premier ministre chargé des relations avec le Parlement. 

Pourtant, très tôt ce matin de nombreuses sources laissaient croire que les otages avaient été libérés. Plusieurs médias, y compris RFI, l’ont même annoncé. Mais selon les derniers recoupements, notamment auprès des proches du vice-Premier ministre Amadou Ali, on n’a toujours aucune nouvelle de la totalité des otages.

Attaque particulièrement violente

Tout ce que l’on sait, c’est que leurs ravisseurs sont présentés comme appartenant à Boko Haram. Ils sont arrivés par centaines dimanche aux aurores dans la ville de Kolofata, où ils ont semé la terreur toute la matinée, faisant de nombreuses victimes, civiles et militaires.

Le dernier bilan faisait état de 16 morts, égorgés pour la plupart. Les assaillants ont été particulièrement violents dans l’attaque de la résidence du vice-Premier ministre Amadou Ali sur laquelle ils ont tiré au lance-roquette tuant des membres de sa famille. Il n’y a pas eu de revendication jusqu’ici après cette attaque que le gouvernement a décrite comme « inqualifiable ».