Epidémie d'Ebola: le Liberia ferme toutes ses écoles

Le médecin américain Kent Brantly a été placé en quarantaine à l'hôpital ELWA de Monrovia, après avoir contracté le virus au Liberia où il soignait des patients touchés par Ebola. Il travaillait pour l'association caritative chrétienne Samaritan's Purse.
© REUTERS/Samaritan's Purse/Handout via Reuters

Pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola, le Liberia a annoncé mercredi soir 29 juillet la fermeture de toutes ses écoles et tous les marchés dans les zones frontalières. L'annonce a été faite par la présidente Ellen Sirleaf Johnson, dans un discours à la télévision nationale. « L'Ebola est réel, l'Ebola est contagieux, l'Ebola tue », a souligné la présidente, en invitant ses compatriotes à prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter d'attraper le virus.

« Toutes les écoles sans exception ont l'ordre de fermer en attendant de nouvelles directives du ministère de l'Education », a déclaré la présidente Sirleaf Johnson dans un discours à la télévision nationale. « Tous les marchés dans les zones frontalières » avec la Sierra-Leone, la Guinée et la Côte d'Ivoire, ont également « l'ordre de fermer jusqu'à nouvel ordre », a-t-elle également annoncé. 

Par ailleurs, « tout le personnel non essentiel » des ministères et des administrations devront se mettre « en congé obligatoire de 30 jours ». Le « vendredi 1er août » est  « déclaré chômé pour permettre la désinfection des bâtiments publics ».

La présidente Sirleaf Johnson a également indiqué que son pays va débloquer une « première contribution » de 5 millions de dollars (plus de 3,7 millions d'euros) pour la lutte régionale contre Ebola.

La Commission européenne a décidé mercredi d'apporter 2 millions d'euros supplémentaires d'aide à la lutte contre l'épidémie. 

L'Ebola a déjà tué 129 personnes sur 249 cas au Liberia depuis le début de l'année. Le pays a des frontières avec  les deux pays les plus affectés par l'épidémie, c'est-à-dire la Guinée et la Sierra-Leone, qui le 23 juillet totalisaient 1 201 cas éclarés dont 672 morts, selon le dernier bilan de l'OMS. 

L'inquiétude grandit face à cette propagation de l'épidémie en Afrique de l'Ouest. A Londres, le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, a estimé que le virus était « une menace » pour son pays.

Face à la propagation de lamaladie, l'organisation d'aide américaine Peace Corps a annoncé mercredi soir qu'elle retirait ses bénévoles du Liberia, Sierra-Leone et de la Guinée. 

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