Sahel: l'opération Barkhane débute

L’un de deux drones «Reaper» livrés au Sahel fin 2013.
© RFI/ Pierre Firtion

C’est ce vendredi 1er août que l'opération militaire Barkhane démarre. Barkhane est le nom donné aux dunes en forme de croissant sculptées par le vent. L’opération est dirigée depuis le Tchad, à Ndjamena, et l'arsenal français qui se trouve en Afrique sub-saharienne a été redéployé ces derniers mois.

À l'opposé de Serval - mission cantonnée au territoire malien - l'idée de l'armée française est d'être en mesure de passer d'un pays à l'autre de manière plus fluide et plus rapide, ce qui pourrait d'ailleurs poser des problèmes de souveraineté.

Force antiterroriste de 3 000 hommes, avec un contingent de 1 000 hommes à Gao et 1 200 au Tchad, Barkhane reprend les méthodes actuelles de l'armée américaine. Finies les opérations d'envergure avec des colonnes de blindés. Désormais, ce sont des équipes réduites composées d'éléments des forces spéciales - le COS - capables d'intervenir très rapidement qui sont mises en place.

Renseignements, écoutes, et drones

Les commandos sont appuyés par des avions de chasse avec des moyens de renseignements, écoutes et drones plus importants. C'est pour cette raison que des bases avancées sont à nouveau en service comme celles de Tessalit, au nord Mali à 50 kilomètres de la frontière avec l'Algérie, Madama à l'extrême nord du Niger et Faya-Largeau, au Tchad.

Les autorités françaises devront ainsi collaborer avec les Etats. Rappelons qu’à plusieurs reprises, le gouvernement malien a reproché à l'armée française de ne pas l'informer des ses opérations. Le dispositif Barkhane est dirigé depuis le nouveau quartier-général de Ndjamena par le général Palasset. Celui de Serval, à Bamako, est fermé.