Republier
Rwanda

Rwanda: perpétuité requise contre le lieutenant Joël Mutabazi

Joël Mutabazi assis avec ses co-accusés au premier jour de son procès, le 28 janvier 2014, à Kigali.
© AFP PHOTO/ Stéphanie Aglietti

Au Rwanda, le parquet a requis la perpétuité contre le lieutenant Joël Mutabazi, ex-membre de la garde présidentielle rwandaise, lors d’une nouvelle audience du procès dit « de la terreur ». Joël Mutabazi et ses 15 co-accusés sont, selon le parquet, impliqués à différents degrés dans les attaques à la grenade qui frappent le Rwanda depuis 2010 et attribuées aux rebelles des FDLR, alliés au parti d’opposition en exil du RNC.

Le lieutenant Mutabazi est jugé depuis le 28 janvier par une Cour martiale, entre autres, pour « formation de groupe armé », « complot contre le président », « terrorisme », « complot contre un gouvernement établi » « possession illégale d'armes à feu » et « désertion ». Pour ces charges, le parquet a demandé la prison à vie pour le lieutenant Mutabazi et sa dégradation militaire.

Le parquet a également requis la perpétuité contre un autre de ses co-accusés, Joseph Nshimiyimana, qu'il considère comme l’officier de liaison des FDLR et du RNC. Pour neuf autres prévenus, le parquet a requis 37 ans de prison, et 20 ans contre deux autres.

Pour le frère cadet de Joël Mutabazi, son oncle et sa belle sœur, le parquet a enfin requis des peines allant de 7 à 5 ans de prison. Tous trois ont produit des témoignages à charge contre l’accusé pendant le procès.

« Toutes ces accusations contre moi sont inventées, je suis innocent et je demande aux juges d'ordonner ma libération immédiate », a déclaré Joël Mutabazi qui assure lui-même sa défense, son avocate s'étant retirée du procès, affirmant que son client ne respectait pas la ligne de défense adoptée.

Joël Mutabazi, qui a rejeté à l'ouverture de son procès les charges retenues contre lui, s’est surtout contenté au fil des audiences de dénoncer les conditions de son extradition, affirmant avoir été « kidnappé » en Ouganda où il avait le statut de réfugié. Une extradition qui avait à l’époque été dénoncée par le HCR.

Les plaidoiries de la défense doivent se poursuivre aujourd’hui, jeudi 31 juillet.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.