Infographie: l'opération Barkhane en Afrique

L’armée française a décidé de conserver deux types de drones à Niamey. Deux «Reaper» et un «Harfang», vu ici durant Serval. Les «Harfang» affichent toutefois des capacités de détection aujourd’hui dépassées.
© EMA-COM

L'opération Barkhane, présentée par François Hollande lors de sa visite au Tchad est officiellement lancée ce 1er août à Ndjamena. Dirigée par le général Palasset, la nouvelle force militaire française a installé son état-major dans la capitale tchadienne. En partenariat avec les pays du G5 Sahel, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, l'opération a pour objectif d'élargir à toute la région sahélienne l'action contre les mouvements jihadistes et de déployer une nouvelle stratégie pour la lutte anti-terroriste.

Pour mener à bien avec plus de rapidité et d'efficacité ses missions, un maillage de la région a été réalisé. Il s'appuie sur quatre bases principales: Ndjamena , Niamey , Gao et Ouagadougou et des forces spéciales prédisposées au Burkina Faso. Un dispositif complété par la collaboration de deux pôles opérationnels en Côte d'Ivoire et à Djibouti; deux bases opérationnelles avancées à Dakar et à Libreville et des villes servant de base temporaire et de points d'appui.

Constituée de 3 000 militaires français, Barkhane succède à l’opération Serval dont elle reprend en grande partie les moyens opérationnels. Elle disposera notamment de 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport, 6 avions de chasse et 3 drones.