Afrique du Sud: 20 rebelles congolais devant la justice

Etienne Kabila devant la cour de Pretoria, le 27 février 2013.
© AFP PHOTO / STRINGER

En Afrique du Sud, le procès de 20 rebelles congolais présumés s’est ouvert le lundi 4 août à Pretoria, après avoir été repoussé deux semaines de suite. Ces hommes sont accusés d’avoir comploté pour renverser le président Joseph Kabila. Ils ont été arrêtés en février 2013 dans le nord de l’Afrique du Sud alors qu'ils se préparaient à rejoindre un camp d'entraînement militaire. Leurs soutiens dénoncent une machination.

Les 20 prévenus congolais ont été formellement inculpés « d’activités mercenaires » et de « conspiration en vue d’assassinat » par le procureur Shaun Abrahams. Selon l’accusation, ils avaient pour intention d’assassiner Joseph Kabila ainsi que le ministre de l’Intérieur congolais et plusieurs hauts dignitaires de l’armée. Les accusés auraient cherché à acquérir une liste impressionnante d’armes et de matériel pour mener à bien leur opération.

« Ils n’avaient pas toutes les armes en leur possession, mais ils les avaient commandées (à un policier qui avait infiltré le groupe, NDLR). L’accusation va bien sûr chercher à montrer qu’ils voulaient s’en servir », explique maître Joubert, l’avocate de quatre des rebelles présumés.

Les suspects nient en bloc

Les 20 prévenus ont plaidé tour à tour « non coupables », de toutes les charges retenues contre eux. Etienne Kabila, présenté comme le chef du groupe, est le seul à avoir répondu en français, d’une voix assurée. « Il nie avoir entraîné qui que ce soit ou avoir recruté qui que ce soit. Il déclare qu’il n’a pas cherché à organiser un crime ni à comploter pour aller tuer le président de la RDC. Il nie en bloc », détaille son avocate, maître Phahlani.

Pour l’heure, le juge étudie les différents recours déposés par la défense pour tenter d’invalider la procédure. Dans quelques jours, les premiers témoins seront entendus notamment les policiers à l’origine de l’arrestation des rebelles présumés.