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RCA: les habitants de Batangafo fuient les combats

Soldat français de la force Sangaris dans le quartier musulman du PK5 de Bangui, le 31 mai 2014.
© AFP/Marco Longari

Depuis le début de la semaine, Batangafo - ville située à 300 km au nord de Bangui - est un champ de bataille. Ces derniers jours, cette ville du nord de la Centrafrique est le théâtre de combats violents qui opposent les forces françaises et celles de la Misca à la Seleka. Les quelque 15 000 habitants ont tous quitté leur maison pour se réfugier en brousse ou encore dans des sites de déplacés. L’opération française semble s'inscrire dans la durée et après quatre jours de combats, le bilan pourrait dépasser les soixante morts et plusieurs dizaines de blessés dans les rangs de la Seleka et deux blessés, côté français.

Selon l'état-major français, une colonne de Sangaris aurait été violemment prise à partie, lundi 4 août. Sangaris riposte face à une centaine de combattants lourdement armés et mobilise deux chasseurs Rafales et deux hélicoptères.

Du coté de la Seleka, on accuse les soldats français d'avoir ouvert le feu en premier et d'avoir amené, avec eux, des combattants anti-balaka. Selon nos informations, le général al-Khatim était à la manœuvre, à Batangafo. De son côté, le numéro deux de l'état-major militaire de la Seleka avait réussi à se replier ensuite vers le nord du pays.

Pour rappel, ce sont les hommes d'al-Khatim qui avaient affronté, début mai, à Boguila, des soldats de Sangaris. Ces affrontements ont eu lieu quelques jours après l'attaque, dans cette même localité, d'un hôpital de l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières. Là encore, un avion de chasse avait été mobilisé par les Français.

Mardi 5 août, de violents combats ont une nouvelle fois éclaté entre les forces internationales et les Seleka qui refusaient d'être désarmés et cantonnés.

Ce mercredi 6 août au soir, une nouvelle réunion a débuté entre les différentes forces. Les Seleka promettent de nouvelles offensives avec des renforts venus du nord du pays.

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