Le Tchad annule des permis accordés au pétrolier chinois CNPCI

En mars 2013, le ministre tchadien du Pétrole constate les dégâts environnementaux provoqués dans la région de Bongor par la CNPCI.
© RFI / Madjiasra Nako

Le gouvernement tchadien a annulé le permis de prospection accordé à la compagnie pétrolière chinoise CNPCI dans cinq régions du pays. Un nouvel épisode dans le bras de fer pour le paiement d’une amende de 1,2 milliard infligé par le Tchad à l’entreprise chinoise pour atteinte à l’environnement.

Les permis de prospection que vient de perdre la China National Petroleum Corporation International (CNPCI) concernent les blocs de Bongor, Dosséo/Salamat, Doba-Ouest, Lac Tchad et Madiago.Ils avaient été attribués à des fins de prospections, qui ont été annulés par le décret signé le 29 juillet dernier mais publié seulement cette semaine.

Une dernière notification a été envoyée à l’entreprise chinoise, le 18 juillet, montrant l’exaspération des autorités tchadiennes qui, non seulement n’arrivent pas à contraindre la CNPCI au paiement de l’amende infligée au mois de mars, mais découvrent aussi que les atteintes à l’environnement ont continué.

Un bras de fer qui dure

Plusieurs rencontres entre les deux parties ont eu lieu depuis le mois de mars. Mais elles n’ont rien donné de concret. Une fois, les Chinois trouvent que l’amende trop élevée. Une autre fois, ils proposent de payer mais à condition de déduire sur la production. En décidant de frapper fort et de retirer les cinq blocs, le Tchad cherche à s’affirmer avec, à la clé, le risque d’affronter le major chinois au Tribunal arbitral de Paris.