Amnistie en RDC: des détenus candidats oubliés?

La prison de Makala, à Kinshasa, où sont gardés nombre d'opposants politiques n'ayant pas de réponse à leur demande d'amnistie.
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Le délai pour la libération des prisonniers répondant aux critères de l'amnistie votée en février 2014 pour faits de guerre, faits insurrectionnels et infractions politiques, expire ce lundi 11 août. Toutefois, plusieurs prisonniers qui, théoriquement, auraient pu en bénéficier n'ont reçu aucune réponse à leur demande et s'en inquiètent.

Ils considèrent qu’ils remplissent les conditions pour être éligibles à l’amnistie décrétée après les concertations nationales, mais on les garde encore en prison. Ils sont encore une centaine de détenus arrêtés en des périodes différentes. Parmi eux, des militants du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et le groupe de maître Firmin Yangambi.

Ils avaient écrit aux autorités du pays, en vain

De la prison de Makala où ils se trouvent, ils avaient écrit aux autorités du pays dans l’espoir de se faire entendre, mais en vain. A la veille de l’échéance du délai de l’amnistie, un de leurs avocats s’interroge sur les raisons de ce que lui-même appelle « les critères arbitraires qui ont milité dans le choix des personnes amnistiées ». Pourquoi les uns et pas les autres, a questionné maître Jean-Marie Kabengela Ilunga. Selon lui, l’Etat devrait s’assumer.