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Centrafrique

Centrafrique: le nouveau Premier ministre entre en fonction

Le nouveau Premier ministre de Centrafrique, Mahamat Kamoun, musulman âgé de 52 ans, est un proche collaborateur de Catherine Samba-Panza.
© AFP/Pacome Pabandji

Le nouveau Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, a pris officiellement ses fonctions, ce jeudi 14 août, à Bangui. Il a rencontré son prédécesseur, André Nzapayéké, pour la passation de pouvoir. La Centrafrique attend toujours la formation d’un gouvernement.

La formation du nouveau gouvernement tarde à venir car, pour le moment, les négociations coincent. En effet, dans l’esprit des accords de paix signés fin juillet à Brazzaville, l’équipe doit comporter des représentants de toutes les couleurs politiques des deux groupes armés anti-balaka et Seleka. Le problème est que, pour le moment, la Seleka refuse toujours de participer.

L’ex- rébellion estime qu’elle n’a pas été consultée dans le choix du nouveau Premier ministre. Pourtant, l’ex-mouvement rebelle connait bien Mahamat Kamoun, qui est l’ancien chef de cabinet de son leader, Michel Djotodia.

En réalité, selon une figure de l’opposition, la Seleka chercherait à faire monter les enchères en échange de sa participation. Certaines formations demandent d’ailleurs que les négociations pour les ministères soient suspendues, en attendant d’avoir l’accord de tous pour participer au gouvernement. Et, justement, c’est sans doute pour trouver une solution à cette difficile équation que la présidente Catherine Samba-Panza s’est rendue, ce jeudi, à Brazzaville, où elle a rencontré le médiateur de la crise centrafricaine, Denis Sassou Nguesso.

Que va devenir le désormais ex-Premier ministre, André Nzapayéké ?

Sur le ton de la boutade, André Nzapayéké disait, sur RFI, le jour de son départ, qu’il allait maintenant devenir président de l’Association des agriculteurs de son village. Plus sérieusement, le Premier ministre sortant a bien négocié son départ. Nzapayéké avait été nommé en janvier, et avait fini par perdre la confiance de la communauté internationale qui l’a poussé vers la sortie, estimant que son gouvernement n’obtenait pas assez de résultats.

Malgré ces pressions, il refusait de partir ; en échange de son départ, il a notamment exigé un poste d’ambassadeur. Après avoir demandé ce poste à Paris, il semble qu’il ait finalement obtenu ce poste diplomatique à Pretoria, en Afrique du Sud.

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