Gabon: Ali Bongo s'attaque à Jean Ping, l’ancien allié de son père

Ali Bongo Ondimba, président gabonais, lors du New York Forum for Africa de 2013.
© DR / NYF

Le président gabonais, Ali Bongo, s’est attaqué pour la première fois à Jean Ping. Ancien collaborateur d’Omar Bongo et ex-président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping est devenu l’opposant le plus virulent au régime d’Ali Bongo. Le président gabonais est passé à l’attaque dans une interview donnée dimanche 17 août en marge de la célébration de la fête nationale, à Libreville.

C’est avec passion et colère qu’Ali Bongo a décidé de parler de Jean Ping : « Je n’ai pas de problème avec M.Jean Ping, même si lui il a un problème avec moi. Je constate simplement qu’il s’est joint à la cohorte d’un certain nombre de leaders politiques qui n’ont, vis-à-vis de ma personne et du parti que je représente, que de la haine. Il n’y a pas de projet politique. »

Dans une récente émission sur France 24, Jean Ping avait tenu des propos très durs contre Ali Bongo. « C’est moi que monsieur Jean Ping appelle un 'dictateur autocrate'. Je crois que l’on a un problème de définition. Les propos que Jean Ping a tenus sur France 24, certainement lui auraient ouvert, alors là, tout de suite, les portes du Front national » poursuit Ali Bongo

La présidentielle de 2016 approche

Ali Bongo a notamment été très critiqué pour avoir nommé un directeur de cabinet d’origine béninoise. « Monsieur Jean Ping, lui-même, a été ministre du Pétrole. Il a eu comme collaborateur Monsieur Samuel Dossou-Aworet, qui était le patron de la direction générale quoi gère tout le pétrole gabonais. Vous l’avez entendu se plaindre, que M. Dossou était étranger ? Non. »

La présidentielle de 2016 étant proche, Ali Bongo est donc passé à l’offensive. Il a affirmé que c’est lui qui avait introduit Ping dans le cabinet de son père, Omar Bongo. Mais, depuis qu’il a quitté la commission de l’Union africaine, Jean Ping est déterminé à faire sauter Ali Bongo par les urnes.

L'opposant gabonais Jean Ping, a rencontré plusieurs ex-barons du parti d'Ali Bongo, le 24 avril 2014. © Creative commons

Pour sa part, Jean Ping, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, affirme que le choix d’un candidat de la coalition du Front de l’opposition pour l’alternance n’est pas arrêté. Il dénonce par la même occasion une « fixation » du pouvoir sur sa personne.

Le pouvoir actuel fait une fixation sur ma personne.

Jean Ping, opposant gabonais
19-08-2014 - Par Heridel Ntema

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