Les politiques sud-africains réagissent après le chaos au Parlement

Le chef du parti de l'opposition l'EFF Julius Malema a promis en entrant au Parlement qu'il serait une épine au pied du parti au pouvoir.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, de nombreuses réactions après l’évacuation du Parlement jeudi. Une majorité de la classe politique a jugé le comportement de Malema et ses députés inacceptable.

Pour l'ANC, le parti au pouvoir, Julius Malema est une menace pour la démocratie. Malema et ses 24 députés s’en sont pris au président Jacob Zuma sur les dépenses somptuaires engagées par l'Etat  pour sécuriser la résidence privée de ce dernier. Ils ont refusé de quitter la salle, scandant «Rends l'argent, rends l'argent ». La police anti-émeute a dû intervenir pour évacuer l'Assemblée.

L’ANC estime que Malema et ses partisans ne siègent pas au Parlement pour être constructifs mais pour semer l’anarchie. Pour Jackson Thembu, député ANC, ils doivent être sanctionnés. « Plusieurs d’entre nous étaient en colère, a-t-il déclaré. Cette indiscipline n’est pas sans limite. C’est pourquoi, si ce problème n’est pas adressé rapidement, nous allons voir d’autre incident de la sorte. Les instances concernées doivent agir rapidement. »

«Une épine au pied du parti au pouvoir»

Pour le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique, il s’agit d’une triste journée pour la démocratie. Les citoyens sud-africains sont les grands perdants. Selon le porte-parole de cette formation, l'incident a une fois de plus permis au président Zuma de ne pas s’expliquer sur l’affaire de sa résidence privée.

Seul un petit parti d’opposition, Cope, a félicité Malema pour sa bravoure, ajoutant que le président de la République et l’ANC sont les seuls responsables de cette anarchie. Il s’agit du premier incident sérieux impliquant Malema et ses partisans depuis leur élection en avril dernier. Malema avait promis en entrant au Parlement qu’il serait une épine dans le pied du parti au pouvoir.

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