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Afrique du Sud

Afrique du Sud: «Le Parlement n’est pas un lieu pour manifester»

Nosiviwe Mapisa-Nqak, ministre sud-africaine de la Défense (photo prise en 2012)
© Commons.wikimedia.org

En Afrique du Sud, le gouvernement contre attaque après les incidents au Parlement jeudi dernier. Le président, Jacob Zuma, a été violement pris à partie par un député de l’opposition sur le financement de sa résidence privée, Nkandla. Le député radical Julius Malema et ses partisans ont scandé «Rendez l’argent. Rendez l’argent» tout en tapant sur les tables, en référence à l’argent public utilisé pour rénover la résidence du chef de l’Etat. Après une séance houleuse, le Parlement a été évacué par la police anti-émeute. L’incident a été jugé inacceptable par la ministre de la Défense qui a convoqué une conférence de presse, ce mardi 26 août, et promis que ce genre d’incidents ne se reproduirait plus.

« Le Parlement n’est pas un lieu pour manifester. Ce genre de comportement est une menace pour tout le monde et pour notre démocratie », telle fut la réponse, sans appel, ce mardi matin, de la ministre de la Défense, Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

Cinq jours après l’incident, la ministre de la Défense – aux côtés des ministres de la Police et de la Justice- a souhaité mettre les choses au point. Pour Nosiviwe Mapisa-Nqakula, le Parlement est indépendant mais le gouvernement ne peut pas rester sans réagir, devant un tel mépris de la loi.

« Le fait que nous soyons des membres du Parlement ne veut pas dire que nous ne devons pas respecter les lois. Cela ne veut pas dire que nous avons le droit de créer du chaos au sein du Parlement. Il y a des droits mais il y a également des responsabilités. Ce qui s’est passé n’est pas bon pour le pays. Cela pose une menace pour tout le monde et surtout, cela porte atteinte à ce que nous représentons ici », a tenu à souligner la ministre de la Défense.

Elle a assuré que des mesures seraient mises en place pour que de tels incidents ne se reproduisent pas sans préciser lesquelles. Pour ce qui est de possibles sanctions contre Julius Malema et ses députés, ce sera au Parlement d’en décider. De son coté, Julius Malema a mis en garde en précisant que cet incident « n’est qu’un début ». Lui et ses députés vont continuer à faire pression sur le président Zuma pour qu’il rembourse l’argent public utilisé pour rénover sa résidence.

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