Cameroun: tentative de Boko Haram de faire exploser un pont

Un pilote militaire camerounais, sur la base de Garoua, le 18 juin dernier. L'implication de l'aviation dans la lutte contre Boko Haram au Cameroun va être renforcée.
© AFP PHOTO / REINNIER KAZE

De nouveaux combats ont opposés toute la journée de ce mardi 26 août des éléments du groupe islamiste nigérian, aux soldats camerounais. Au nord du Nigeria, les attaques de Boko Haram sont quotidiennes et de plus en plus intenses. Des combattants du groupe islamiste nigérian ont tenté, en vain, de faire exploser un pont reliant le Cameroun au Nigeria, après avoir pris le contrôle, lundi, de la ville nigériane de Gamboru Ngala. Cette attaque a provoqué le repli à Fotokol, au Cameroun, de militaires nigérians.

Ce mardi 26 août, au soir, la ligne de front s'est déplacée plus au sud, à Ashigashiya, une nouvelle ville du nord-est du Nigeria, dans le département de la Mayo-Tsanaga.

Selon un habitant de Fotokol, ville située plus au nord, vers le lac Tchad,  joint par RFI, les combats se poursuivaient encore ce soir dans l' extrême nord du Cameroun. Ce matin c'était aux alentours de cette même ville, que des échanges de tirs opposaient des éléments de boko haram à l' armée camerounaise.

La vaste offensive de Boko Haram s'étale sur plusieurs fronts en direction du Cameroun. Depuis quelques heures, deux villages camerounais seraient sous le contrôle de Boko Haram et la ville de Kolofata serait en proie à de violents combats, selon au autorité locale, jointe par RFI.

Lundi, après avoir pris le contrôle de la ville nigériane de Gamboru Ngala, les islamistes ont tenté de faire exploser le pont qui marque la frontière entre les deux pays. Le pont est désormais sous le contrôle des soldats camerounais. L'armée nigériane semble avoir de plus en plus du mal à faire face aux islamistes de Boko Haram, notamment dans les localités frontalières. Dimanche soir, près de 500 soldats nigérians ont fui pour se réfugier dans l'extrême-nord du Cameroun.

L'armée nigériane a démenti toute fuite de ses troupes évoquant une « manoeuvre tactique de charge à travers la frontière ». Près de 300 soldats seraient encore installés dans des écoles de Fotokol, en attendant leur transfert dans l' Etat de l'Adamawa, côté nigérian. Aujourd' hui, Boko Haram contrôlerait des zones entières du nord du Nigeria provoquant ainsi la fuite de milliers d'habitants vers le Cameroun voisin.

Une pression de plus en plus forte au moment où le chef de Boko Haram
a placé - pour la première fois - une ville nigériane sous le règne du « califat islamique ».

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