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Ouganda

Des éléments de la LRA sévissent dans le nord de la RDC

Les attaques de la LRA au cours des derniers mois de 2011.
© © RFI

Affaiblie certes, mais toujours là. La rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA en anglais) fait de nouveau parler d'elle dans le nord-est de la République démocratique du Congo, précisément dans le district de Bas-Uélé en Province Orientale près de la frontière avec la Centrafrique.

Après une période d’accalmie, les attaques attribuées à la LRA se multiplient, ces derniers temps, en particulier depuis le début du mois, ces trois dernières semaines, près de 50 personnes ont été enlevées par membres présumés de la LRA, dans les seuls environs de la localité d'Ango, selon le HCR.

Samedi dernier, 13 personnes qui étaient retenues en otage ont pu s'échapper lors de combats entre des rebelles et l'armée congolaise. Elles faisaient partie d'un groupe de 17 personnes enlevées trois jours plus tôt par des éléments présumés de la rébellion ougandaise.

Le mode opératoire est presque toujours le même : incursion, pillages et kidnapping. Les victimes sont utilisées pour transporter le butin, puis retrouvent leur liberté quelques jours plus tard, relâchées par leur ravisseurs ou évadées à l'occasion d'une contre offensive de l'armée.

La LRA pourrait se chercher un nouveau terreau

Le 10 août, 32 personnes retenues, elles, depuis plusieurs années, ont également été relâchés. Des femmes et des enfants originaires de RDC, du Soudan, de Centrafrique et d'Ouganda. « Ils se débarassent des plus faibles, pour être plus mobiles », analyse un humanitaire.

Mais comment expliquer un tel regain d'activité dans cette zone après des années d'accalmie ? Plusieurs raisons sont avancées : la saison des récoltes, particulièrement propices aux pillages. Puis la proximité avec la Centrafrique, qui constitue une zone repli facilement accessible en cas d'affrontements trop violents.

En septembre dernier, rappelle également rappelle un responsable de l'ONG Resolve, deux camps de la LRA avaient été détruits le long de cette frontière au cours d'une opération conjointe FARDC-Union africaine. « Il est possible que la LRA, affaiblie, cherche un nouvel endroit pour s'installer », assure ce responsable d'ONG.

Nous sommes envahis. Il y a des attaques successives. Ils sont bien armés d'armes à feu, de machettes, bien vêtus comme des militaires.
Henri Womi
27-08-2014 - Par Florence Morice

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