À l’aéroport de Djibouti, un soldat tire sur un officiel

Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh (photo) n'était plus à l'aéroport quand la fusillade a éclaté.
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Dimanche 24 août, à l’aéroport de Djibouti, alors que le président djiboutien Omar Guelleh revenait d’un sommet à Addis Abeba, un soldat de la Garde républicaine a quitté son poste et a tiré sur un officiel.

Le président Omar Guelleh venait de quitter l'aéroport lorsque les coups de feu ont retenti. Selon plusieurs sources, un caporal en faction près de la tour de contrôle s'est avancé vers les officiels venus accueillir le chef de l'État. Le ministre des Affaires étrangères et porte-parole du gouvernement, Mahmoud Ali Youssouf, était sur place. D'après lui, le soldat a tiré sur le colonel Idriss, lui aussi membre de la Garde républicaine et médecin particulier du président Guelleh. L'officier a été gravement touché. Le caporal a alors tiré une seconde rafale, blessant deux autres personnes, avant d'être maîtrisé.

Plusieurs théories ont circulé autour de cette fusillade. « C'est du jamais vu », explique un défenseur des droits de l'homme. « On parle d'un avertissement adressé au chef de l'État par des dignitaires du pouvoir, mécontents du dialogue entamé avec l'opposition », ajoute cette source. « Une théorie sans fondement et qui n'a aucun sens », rétorque le ministre Youssouf, puisque le président n'était plus sur place. En revanche, poursuit-il, c'est un avertissement pour la sécurité présidentielle. Il y a des questions à se poser lorsqu'un forcené arrive à tirer sur une personne aussi proche du chef de l'État.

D'après Mahmoud Ali Youssouf, le soldat était surveillé depuis quelque temps en raison, dit-il, d'un état psychologique laissant à désirer. Le ministre ajoute que l'enquête s'oriente vers un différend d'ordre privé avec le médecin.