Mali: les groupes armés du nord d'accord pour parler d'une seule voix

Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA, s'exprime à Alger, le 16 juillet 2014, dans le cadre des négociations de paix au Mali.
© AFP PHOTO/FAROUK BATICHE

À Ouagadougou, après quatre jours de discussions sur les questions relatives au statut politique et juridique à négocier pour l’Azawad et le nord du Mali et la problématique de l’unité des mouvements, les six groupes armés ont signé un protocole d’accord. Ils s’engagent à cesser toute hostilité entre eux et parleront d’une même voix au gouvernement lors de la rencontre prévue à Alger le 1er septembre.

Les six mouvements armés du nord du Mali présents à Ouagadougou sont enfin parvenus à la signature d’un protocole d’accord. Pour Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, chargé des pourparlers inclusifs pour la coalition du peuple de l’Azawad, « le plus important, c’est de convenir de cesser toute hostilité d’où qu’elle vienne et de faire face à toutes les agressions externes. Donc, explique-t-il, c’est comme un pacte de non-agression qui vise à ce que chacun respecte l’autre et que les gens ne s’attaquent plus, qu’ils vivent dans la paix. Il doit permettre la libre circulation des personnes et des biens sur le territoire de l’Azawad. Mais aussi, le deuxième point fondamental, c’est qu’aujourd'hui, il y a un front commun pour défendre les aspirations légitimes des populations de l’Azawad face au gouvernement du Mali ».

Avec ce protocole, chaque mouvement conserve son indépendance, mais ils défendront les mêmes revendications. Pour Ibrahim Kantao de la Coordination des mouvements des forces patriotiques pour la résistance, Alger doit impérativement aboutir à un accord :
« Je suis convaincu que tout le monde va s’atteler à ce que cette fois-ci, ce ne soit pas des accords de plus, assure-t-il. Il y a eu beaucoup de discussions sur les leçons à tirer du passé. Et ces leçons-là, on les a tirées et je pense qu’on fera tout pour ne pas tomber dans les mêmes erreurs ».

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Mali et le chef d’état-major de la Minusma se sont entretenus jeudi dans la soirée avec le médiateur de la Cédéao. Ils doivent rencontrer ce vendredi les différents mouvements armés, avant leur départ pour Alger.