Côte d’Ivoire: deux membres du FPI en viennent aux mains

Le président du FPI, Pascal Affi N'Guessan, lors de la convention de son parti, le 22 février 2014.
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La crise au sein du FPI, le Front populaire ivoirien fondé par Laurent Gbagbo, se confirme. Samedi, lors d'une réunion à huis clos du comité central à Abidjan, deux anciens ministres ont failli en venir aux mains et ont dû être séparés par l'assistance. La question qui divise toujours le parti : sa participation à la CEI, la Commission électorale indépendante, pourtant actée – le représentant du FPI a prêté serment mi-août. 

Quand Moïse Lida Kouassi et Raymond Abouo N'Dori se saisissent au collet, ce sont les deux ailes du parti qui s'affrontent. D'un côté, il y a ceux qui reprochent à l'actuelle direction son refus du débat et sa compromission avec le gouvernement d'Alassane Ouattara, en oubliant les militants du FPI encore en exil ou emprisonnés, en premier lieu l'ancien président Laurent Gbagbo. De l'autre, ceux qui soutiennent le président du parti Pascal Affi N'Guessan dans sa volonté de réintégrer le jeu démocratique – la participation à la CEI marquant le premier pas de ce retour.

Entre les deux camps, les noms d'oiseaux fusent. Laurent Akoun, ancien secrétaire général et porte-parole du parti évincé en juillet dernier, qualifie l'attitude de Pascal Affi N'Guessan d'« ambition morbide assimilable à un parricide ». Le président du parti, lui, assure continuer la lutte pour les camarades en mauvaise posture.

La question de la CEI sera évoquée lors d'un prochain comité central, dans deux semaines. Quant aux désaccords au sein du parti, ils pourront s'exposer au grand jour lors du congrès qui aura lieu en décembre prochain.