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Somalie

L’opération Océan Indien inflige un revers aux shebabs somaliens

Des soldats kényans de l'Amisom.
© Photo AFP / AU-UN IST PHOTO

L'armée et les forces de l'Union africaine ont repris la localité de Bulomarer, considérée comme leur bastion dans le sud du pays. Cette défaite est le résultat d'une nouvelle offensive lancée vendredi 29 août dans la soirée par la force de l'Union africaine (l’Amisom) et l'armée somalienne, baptisée opération Océan Indien.

Le but de l’opération Océan Indien est de « récupérer les ports et les points d’accostage qui sont utilisés par ces insurgés, qui se déplacent souvent par l’océan », explique Ali Aden Houmed, le porte-parole de l'Amisom. Le prochain objectif est d’ailleurs de reprendre Barawe, un port stratégique d'où les shebabs exportent du charbon de bois vers les pays du Golfe.

« En récupérant ces ports, cela va nous permettre de couper court à leurs déplacements, poursuit-il. À l’intérieur du pays, en récupérant et en capturant les villes les plus importantes, qui servent d’appui, de base logistique et d’entraînement, et leur permettent de nouer des liens favorables avec la population, nous sommes aussi en train de parachever la sécurisation des axes logistiques, d’acheminement d’aide humanitaire et tout ce qui s’ensuit. »

Opportunité

Ali Aden Houmed continue cependant à réclamer à la communauté internationale davantage de moyens pour lutter contre les shebabs, qu’il estime très affaiblis militairement. Une opportunité à saisir, selon lui. « Nous savons que ces derniers temps, la force ennemie n’est plus en mesure de combattre. Elle ne fait qu’agir par des petits coups, des embuscades, mais à chaque fois qu’il y a offensive ils ne sont plus en mesure de répondre. Ils sont étalés sur le terrain, désorganisés. C’est le moment d’agir, nous voulons profiter de cette situation. » L’Amisom a donc besoin selon son porte-parole d’un soutien logistique, et tout particulièrement d’un soutien aérien : « l’Amisom ne dispose pas d’hélicoptères, ni de dispositif maritime qui lui permettrait de sécuriser les côtes, et de faciliter quelques acheminements logistiques. »

L’acquisition de quelques hélicoptères de combat et de transport permettrait ainsi l’acheminement de marchandises, de vivres, de médicaments, mais aussi d’avoir un axe beaucoup plus offensif dans des positions reculées, qui permettent à ces insurgés de se faufiler entre la population. « Le but essentiel étant, insiste-t-il, de couper ce lien entre la population somalienne et les shebabs. »


Attaque contre les services de renseignement à Mogadiscio

Ce dimanche 31 août 2014, au lendemain de l'annonce de la prise de Bulomarer par l'Amisom, une attaque à la voiture piégée, suivie de tirs nourris contre le quartier général et une prison des services de renseignements somaliens, à Mogadiscio, a fait au moins quatre morts parmi les shebabs insurgés et deux membres des forces de sécurité ont été blessés. « L'attaque a été mise en échec et tous les assaillants sont morts. La situation est maintenant sous contrôle », a affirmé un responsable de la police somalienne, Mohamed Abudle.

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