A Pretoria, la SADC se penche sur la crise au Lesotho

Une femme passe devant un blindé situé à l'entrée d'une caserne, le 30 août, à Maseru.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

Les pays de l'Afrique Australe ont tenu une réunion d’urgence le 31 août pour se pencher sur la crise politique au Lesotho. En attendant désormais les conclusions de ces discussions diplomatiques, la situation est toujours confuse, après des échanges de tirs, dans la capitale, samedi. Les militaires ont pris le contrôle de plusieurs points stratégiques à Maseru. Le Premier ministre a alors pris la fuite, pour se réfugier en Afrique du Sud. Thomas Thabane dénonce une tentative de coup d’Etat et demande l'intervention armée de la SADC. De son côté, le ministre de la Fonction publique, Motloheloa Phooko, a affirmé ce lundi 1er septembre à l’AFP être « le Premier ministre en exercice ».

Une partie des ministres des Affaires étrangères de la SADC, la Communauté de développement d'Afrique australe, s’est réunie le 31 août à Pretoria. Les représentants de la Namibie et du Zimbabwe ont répondu à l’invitation de l’Afrique du Sud pour tenter de résoudre la crise politique qui secoue le Lesotho depuis samedi.

Le président Jacob Zuma aurait également rencontré des membres de la coalition qui dirige le pays depuis deux ans. Depuis plusieurs mois, les tensions sont vives au sein de l’alliance gouvernementale.

Thabane dit « craindre pour sa vie »

Réfugié en Afrique du Sud, le Premier ministre du Lesotho a appelé à l’aide ses alliés de la SADC samedi. Thomas Thabane dit « craindre pour sa vie » s’il retourne dans son pays. Dimanche matin, le vice-Premier ministre du Lesotho, Mothetjoa Metsing est arrivé à son tour en Afrique du Sud pour rencontrer Jacob Zuma.

La situation sur place reste confuse depuis l’opération militaire de samedi. Celle-ci a, semble-t-il, été organisée par le général Tlali Kamoli que le Premier ministre Thomas Thabane voulait apparemment chasser de la tête des forces armées.

Ce général est soupçonné d’avoir voulu renverser le Premier ministre. L’armée a pourtant jusqu'à présent nié toute tentative de coup d’Etat.

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