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Mali ONU

Mali: quatre soldats de la Minusma tués dans un attentat

Des membres de la Minusma lors du défilé du 14 juillet 2013, à Paris.
© AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE

Au Mali, quatre soldats de la mission de l’ONU ont été tués, ce mardi 2 septembre. Bert Koenders, chef de la Minusma, se dit outragé aprés le nouvel attentat qui a fait au moins quatre morts et quinze blessés dont six dans un état grave. Des casques bleus tchadiens sont tombés sous l'explosion d'une mine sur la route entre Aguelhok et Kidal, dans le nord du pays, ce mardi 2 septembre. Le bilan est encore provisoire mais cette nouvelle explosion prolonge une longue liste d'actes terroristes contre la Minusma dans le nord du Mali, ces derniers jours.

Des blessés et, cette fois, des morts. Les soldats des Nations unies déployés dans le nord du Mali sont, depuis des jours, la cible permanente de tirs de roquettes, grenades et mines dans le secteur d'Aguelhok, au nord de Kidal. Le 27 août dernier, pas moins de neuf roquettes ont été lancées sur le camp de la Minusma de cette localité. Cette attaque avait alors été revendiquée par un membre du Mujao malien, Sultan Ould Badi, qualifiant les soldats onusiens d'ennemis de l'islam. Ce mardi, ce sont plusieurs casques bleus qui ont été tués dans leur véhicule qui a sauté sur une mine.

Le chef de la Minusma se dit outragé par un tel déferlement de violence sur des soldats de la paix. Cette série d'attentats intervient alors que le Mali et les groupes armés du nord tentent de discuter un accord de paix à Alger. « Les jihadistes cherchent à perturber ce processus. Certains veulent démontrer qu'ils ont encore la maîtrise de la violence dans ce nord du Mali », estiment plusieurs analystes.

La détermination de l'ONU se maintient

Ces actes de terreur ne semblent pas affecter la détermination des Nations unies. C’est ce qu’indique, à RFI, Olivier Salgado, porte-parole de la Minusma, à Bamako.

« Il s’agit, en fait, du dernier incident d’une longue série qui dure depuis trop longtemps. Que ce soit nos camps, nos soldats ou encore nos véhicules, nous sommes la cible de tirs de roquettes, de grenades ou de mines. Sur la route, ces derniers jours, nous avons dû subir treize tirs de roquettes », a-t-il précisé avant d’ajouter que la présence de la Minusma dans la zone de Kidal n’était pas remise en cause.

« Une chose est sûre, c’est que 90 % de nos troupes sont actuellement déployées dans le Nord. Nos effectifs sont actuellement en train de se renforcer dans la région ; des camps sont bâtis et des camps sont renforcés sur le terrain. Cela n’enlève rien à notre détermination et à la détermination des Nations unies et de la Minusma de continuer de supporter et d’appuyer les efforts du peuple malien sur la voie de la stabilisation au Mali », a affirmé Olivier Salgado, porte-parole de la Minusma à Bamako.

De son côté, depuis Alger où il suit les négociations inter-maliennes, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, Bert Koenders, a réagi après cette attaque.

« Je suis outragé par un tel déferlement de violence contre les soldats de la paix.. Le Secrétaire général ainsi que Conseil de sécurité ont déjà été saisis. Un processus de paix est en cours, certains veulent le compromettre, c’est totalement inadmissible et irresponsable. Nous remplirons le mandat qui nous a été confié, mais pour l’heure, j’ai une pensée pour les victimes d’aujourd’hui et leurs familles. Mes vœux vont également aux blessés à qui je souhaite un prompt rétablissement », a-t-il déclaré.

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