Afrique du Sud: le dalaï-lama indésirable?

Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains lors d'un rassemblement public à Francfort, le 15 mai 2014
© REUTERS/Ralph Orlowski

Nouvelle polémique autour d'un projet de déplacement du dalaï-lama en Afrique du Sud. Pretoria a annoncé, ce jeudi 4 septembre, que le chef spirituel avait décidé d'annuler son déplacement dans le pays. Ce dernier devait participer au Cap à une réunion d'anciens prix Nobel de la paix, le mois prochain. Cependant, la représentante du dalaï-lama en Afrique du Sud soutient que le gouvernement sud-africain refusait de donner un visa au chef spirituel. L'opposition sud-africaine demande des éclaircissements sur ce nouvel incident qui défraie la chronique en Afrique du Sud. Cette affaire a, en effet, été l'objet de nombreux rebondissements ce jeudi après-midi.

Le ministère des Affaires étrangères sud-africain a publié un premier communiqué indiquant que la demande de visa du dalaï-lama serait étudiée en bonne et due forme.

La fondation Nelson Mandela s'est réjouie, par voie de communiqué, de ce qui - pour beaucoup - était un revirement car la représentante du Tibet en Afrique du Sud, Nangs Choedon, avait confié -au journal Cap Times - qu'un haut fonctionnaire sud-africain lui avait dit que le dalaï-lama n'aurait pas son visa. Mais une heure plus tard, le ministère a envoyé un deuxième communiqué indiquant que le dalaï-lama, finalement, avait décidé d'annuler sa visite et que le dossier était clos. « C'est une stratégie éprouvée », dénonce l'opposition en Afrique du Sud.

C'est, en tout cas, la troisième fois en cinq ans que le dalaï-lama doit renoncer à un projet de déplacement dans la nation arc-en-ciel. A chaque fois, les autorités traînent des pieds pour lui délivrer son visa, pour ensuite annoncer qu'il a décidé, de son propre chef, de faire marche arrière. La dernière annulation en date remonte à 2011 et à la fête d'anniversaire des 80 ans de Desmond Tutu, à laquelle il était convié.

Les partis politiques sud-africains réclament au gouvernement des explications. « Elles sont très simples. Pretoria ne souhaite pas froisser Pékin, partenaire de l'Afrique du Sud, notamment au sein des BRICS avec la Russie, l'Inde et le Brésil », expliquent les observateurs.

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