À Alger, la société civile ouvre le dialogue inter-malien

«Azawad» peint sur un arbre à Gao, dans le nord du Mali.
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Après deux jours de report, le programme des négociations de paix entre mouvements du nord du Mali et autorités de Bamako a pu commencer ce jeudi 4 septembre à Alger. Quatre commissions se sont réunies pour auditionner des membres de la société civile. Une étape, jugée importante, par les participants.

Le processus a démarré avec deux jours de retard, mais il a démarré. Ce jeudi, les quatre commissions thématiques se sont réunies pour écouter les membres de la société civile invités par les différentes parties. Dans chaque groupe, quatre représentants de la communauté internationale, les médiateurs, font face aux représentants de la société civile. Dans la salle, les groupes armés et les autorités de Bamako peuvent assister aux discussions.

Un diplomate explique que cette méthode est utile selon lui. Le débat ne peut plus se contenter d’être entre les groupes armés et le gouvernement, explique-t-il. Il y a des milliers de Maliens qui ne sont ni d’un bord ni d’un autre.

Les auditions de ces représentants de la société civile doivent encore durer plusieurs jours. Les commissions pourront ensuite entamer le travail de négociations. La coalition du MNLA-MAA-HCUA demande à ce que le planning soit revu pour ces négociations. Ces mouvements souhaitent avant tout chose, discuter du statut politique et institutionnel du nord du pays. « Comment voulez-vous pouvoir organiser le système de sécurité sans savoir sur quelle structure s’appuyer ? », justifie ainsi un participant.