Cameroun: querelles politiques autour de Boko Haram dans le Nord

Certains dirigeants du grand nord du Cameroun sont accusés de jouer les facilitateurs pour le mouvement islamiste et terroriste Boko Haram (photo).
© AFP PHOTO/YOUTUBE

Tensions politiques au Cameroun autour de la question de Boko Haram, après que certains ministres et députés du centre du pays ont ouvertement accusé des dignitaires du Nord d'être complices du mouvement islamiste. Il n'en fallait pas plus pour mettre en rogne l'élite politique de ces régions.

La première salve dans cette passe d’armes entre dignitaires du régime est venue d’un document diffusé le 31 août dernier intitulé « L’appel de la Lékié », signé des ministres, députés et autres hauts fonctionnaires originaires de ce département.

Dans celui-ci, le ton et les mots dénoncent sans ambage « les complices de Boko Haram, principalement dans les régions septentrionales du Cameroun, et la stratégie d’incitation à la partition du territoire national ». Plus loin, le brûlot suggère une guerre totale contre les personnes qui au niveau national acceptent de jouer un rôle de complice passif ou de facilitateur de la secte Boko Haram, quel que soit leur statut professionnel ou position sociale.

Ainsi directement indexés, les dignitaires du Grand Nord Cameroun ont aussitôt réagi, sous la plume du plus illustre d’entre eux, le président de l’Assemblée nationale Cavaye Yéguié Djibril. Celui-ci, dans un communiqué et au nom des populations et élites du Grand Nord, dit leur surprise quant à la qualité des auteurs de l’appel, annonce qu’ils s’inscrivent en faux contre de telles allégations et disent non à toute tentative de « rwandisation » du Cameroun.

Ces réactions et contre-réactions ont directement été portées pour arbitrage à l’attention du président Paul Biya, fraîchement rentré d’un séjour à l’étranger.

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