Décès de la photographe Dominique Darbois

Extrait de « Agossou le petit africain ». Texte et photos de Dominique Darbois (1955, Fernand Nathan).
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La photographe et documentariste française Dominique Darbois est décédée ce samedi 6 septembre à l’âge de 89 ans. Comme photographe, elle avait énormément travaillé sur le continent africain où elle avait été exposée à plusieurs reprises et laisse plusieurs centaines de clichés.

Née le 5 avril 1925 à Paris, femme de conviction, résistante durant la Seconde Guerre mondiale, elle fut aussi une militante active dans la lutte contre la colonisation, et notamment aux côtés du FLN avec le réseau Jeanson pendant la guerre d'Algérie.

« Elle a travaillé du Sénégal jusqu’au Congo, mais plus particulièrement en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Dahomey, au Niger, en Haute-Volta et au Mali, raconte le galeriste et collectionneur Pierre Amrouche qui l'a bien connue. Il y a environ 100 000 négatifs dont beaucoup sont inédits. Elle laisse aussi beaucoup d’articles et des livres magnifiques sur l’Afrique, en particulier sur les femmes. Dans les années 1950, elle a été missionnée pour faire un inventaire des images, du folklore, de la tradition et de l’industrie d’une Afrique qui était encore une Afrique coloniale. Cela a donné une série de livres très connue pour les enfants qui ont représenté l’Afrique sous toutes ses formes pendant des années. Et elle a eu toujours un regard très fraternel sur la population. C’est cela qui rend ses photographies particulièrement fortes. C’est toujours un face-à-face sans fard, sans dissimulation. »

Couverture du livre « Afrique, Terre de femmes », photos de Dominique Darbois, texte de Pierre Amrouche. Editions Ides et Calendes, 2004. © DR