Procès Ntsourou: dernière prise de parole pour la défense

Le colonel Ntsourou
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Dernière ligne droite dans le procès de Marcel Ntsourou, ancien numéro deux des services de sécurité, tombé en disgrâce. Les avocats de la défense vont poursuivre ce lundi 8 septembre leurs plaidoiries qui ont démarré la semaine dernière. Le ministère public a déjà requis de lourdes peines contre la centaine d’accusés.

Ce lundi, c’est maître Thomas Djolani qui va reprendre la parole. A la clôture de l’audience, la veille du week-end, le président de la cour lui demandait s’il avait encore beaucoup à dire. « Ce que j’ai à dire est très important », avait alors répondu Thomas Djolani. Lui et ses confrères défendent Marcel Ntsourou et refusent qu’il soit appelé « ancien colonel ». Dans leurs plaidoiries, ils ont appelé les jurés à dire réellement le droit pour que la justice congolaise ne soit pas citée un jour parmi celles des Etats voyous.

« Instinct de survie »

Pour la défense, les infractions de rébellion et d’atteintes à la sûreté intérieure de l’Etat doivent tomber. Marcel Ntsourou, gouverneur civil et militaire de la ville de Pointe-Noire au sortir de la guerre civile de 1997 dans laquelle il a joué un grand rôle, n’a jamais eu l’ambition d’être un martyr. Le 16 décembre, il ne pouvait pas attendre la mort comme la communion. « Il a donc agi par instinct de survie », soutiennent encore ses avocats qui veulent le voir être acquitté purement et simplement.

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