Afrique du Sud: 8 ans ferme pour les inculpés dans l'affaire Kayumba

Sur les six accusés de tentative de meurtre contre le général Kayumba, quatre ont été reconnus coupables et condamnés à huit ans de prison.
© AFP PHOTO/MUJAHID SAFODIEN

Huit ans de prison ferme et une interdiction de territoire : tel est le verdict prononcé ce mercredi 10 septembre dans le dossier concernant la tentative de meurtre du général rwandais Kayumba Nyamwasa. L’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise a été victime de deux tentatives d’assassinat, dont la première à son domicile à Johannesburg, en juin 2010.

La semaine dernière, quatre hommes - un Rwandais et trois Tanzaniens - ont été reconnus coupables de tentative de meurtre. Ce mercredi après-midi, le juge a donc prononcé les peines : huit ans de prison, suivis d’une expulsion du territoire. Il s’agit d’une condamnation sévère. Le juge a estimé qu’il y avait des circonstances aggravantes. Les quatre hommes ne connaissaient pas la victime, et ont donc agi par appât du gain.

Ils ont tenté d’assassiner le général Nyamwasa une seconde fois quand il était blessé à l’hôpital. Et aucun des hommes n’a montré de remords durant les quatre ans qu’a duré le procès.

Interdiction de territoire

Ces huit ans de prison viennent s’ajouter aux quatre ans qu’ils viennent de passer en détention, le tout assujetti d’une interdiction de territoire. Cette dernière décision s’explique, selon le juge Stanley Mkhari, par le fait que ces hommes ont abusé des lois sud-africaines. « L’Afrique du Sud n’est pas un champ de bataille pour les criminels, a-t-il ainsi expliqué. Si vous êtes réfugiés dans ce pays, vous ne devez pas en abuser. Vous devez en respecter la souveraineté. Et par conséquent, en accord avec les nouvelles lois sur l’immigration, vous serez déclarés interdits dans ce pays. »

Les quatre hommes seront donc expulsés après avoir purgé leur peine. Leur avocate a d’ores et déjà indiqué qu’elle allait faire appel. Quant au juge, il a ajouté que l’Etat ne peut accepter que des hommes qui bénéficient de l’asile politique soient traqués en Afrique du Sud.

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