Ebola: le cri d'alarme du Liberia devant l'ONU

Des habitants du quartier de Westpoint au Liberia, resté en quarantaine plusieurs jours.
© REUTERS/2Tango

Le Liberia est venu devant le Conseil de sécurité des Nations unies hier, mardi, pour faire part d’une épidémie d’Ebola devenu « hors de contrôle ». L’ONU a promis d’accroître les efforts internationaux pour stopper le virus.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

C’est un cri d’alarme qu’a lancé le ministre libérien de la Défense devant le Conseil de sécurité. Brownie Samoukai a expliqué que les infrastructures déjà défaillantes du Liberia étaient complètement dépassées par l’épidémie d’Ebola.

Brownie Samoukai
10-09-2014 - Par RFI

« Le Liberia est menacé dans son existence même, a-t-il déclaré. La maladie qui avait été identifiée dans des villages isolés atteint maintenant les centres urbains, y compris la capitale Monrovia. Elle se propage comme un feu de forêt, dévorant tout sur son passage ».

Le ministre a vertement critiqué la fermeture des frontières et l’isolement imposé au Liberia, rappelant que seules deux compagnies aériennes, Brussels Airlines et Air Maroc, desservaient encore Monrovia.

L’ONU a assuré que les casques bleus présents au Liberia ne partiraient pas, malgré l’inquiétude des pays contributeurs de troupes. Le chef des casques bleus, Hervé Ladsous se rendra sur place demain, jeudi, pour marquer sa confiance.