Aux Comores, Moroni, un mois dans le noir

Port de Moroni, Comores.
© Wikimedia

Moroni, la capitale de l'Union des Comores est plongée dans l'obscurité totale depuis la mi-août. La société nationale de l'eau et d'électricité Ma-Mwé est incapable de payer le gazole nécessaire au fonctionnement de son usine. Tous les secteurs sont durement impactés.

Depuis la fin du mois sacré du ramadan, la société d’eau et d’électricité Ma-Mwé est incapable de répondre aux besoins de sa clientèle. Une situation qui provoque une chute d'activité des entreprises et contribue à l’augmentation du chômage.

« C’est hyper difficile parce qu’il n’y a pas d’énergie. C’est toute la nation qui est pénalisé, il n’y a pas que les petites et les moyennes entreprises, il y a l’administration publique. Quand vous allez sur Moroni, il n’y a pas d’énergie, il n’y a pas d’électricité, alors il n’y a pas de travail, c’est vraiment la galère », commente un Comorien.

Le solaire seule solution

L’éducation n’est pas épargnée. Le manque d’électricité affecte les étudiants de même que les professeurs : « Ce problème qui persiste et qui reprend tout le temps, ça fait partie des causes des mauvais résultats au niveau national, parce que l’élève et l’enseignant ont du mal vraiment ».

Pour sortir de l’ornière, la Ma-Mwé doit payer 58 millions par semaine à la Société des hydrocarbures pour avoir assez de gasoil afin d’assurer la stabilité en fourniture d’électricité. Chose impossible puisque que les recettes journalières n’atteignent pas les 8 millions. La solution a moyen terme est de sortir du gasoil pour se convertir au solaire a indiqué le directeur général de la Ma-Mwé.