Ebola: la planète entière se sent concernée

L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur Ebola, le 18 septembre 2014.
© REUTERS/Shannon Stapleton

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré l’épidémie d’Ebola « menace pour la paix et la sécurité internationale », au cours d’une réunion d’urgence destinée à mobiliser l’ensemble de la planète contre le virus. Le consensus sur la résolution onusienne est historiquement large.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Cette résolution sur Ebola bénéficie déjà du plus large consensus jamais enregistré au Conseil de sécurité : 134 pays ont voulu y attacher leur nom. Le Conseil, à l’initiative des Etats-Unis, a voulu marquer une prise de conscience de la gravité de l’épidémie. Un infirmier de Médecins sans frontières a témoigné par vidéo-conférence depuis Monrovia, de la situation au Liberia.

« Au moment où je parle, des patients sont assis devant nos portes, suppliant de les aider. Ils sont condamnés à mourir seuls, d’une mort indigne. Nous avons besoin de plus de centres médicaux pour que toutes les personnes malades puissent trouver un lit et ne pas rester chez eux et infecter d’autres gens. »

Au-delà des mots, l’ONU va déployer une mission spéciale en Afrique de l’Ouest contre Ebola, sur le modèle des casques bleus, pour distribuer l’aide et participer à la construction des hôpitaux de campagne au Liberia, en Guinée ou en Sierra Leone. Le coordinateur de l’ONU estime que la réponse internationale doit être vingt fois plus forte qu’aujourd’hui pour enrayer l’épidémie d’Ebola.