Ebola: l’Unicef fait de la prévention auprès des enfants

Le personnel de l'Unicef, ici à Conakry, en Guinée, en campagne de prévention - importance de se laver les mains - contre le virus Ebola, auprès des enfants, le 15 septembre 2014.
© REUTERS/Timothy

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a diffusé un nouveau bilan des victimes d'Ebola. Depuis le mois de mars, 2 811 personnes sont mortes sur un total de 5 864 cas. Dans les pays concernés par le virus Ebola, les mesures pour endiguer l'épidémie se multiplient comme des quarantaines, des fermetures d'écoles et des fermetures de frontières. Pourtant, le meilleur moyen de lutter contre la fièvre hémorragique, c'est la prévention.

Recommander aux populations les gestes d'hygiène pour éviter la contamination et surtout le geste le plus important, à savoir se laver les mains avec du savon ou un gel hydro-alcoolique. L’Unicef est sur le terrain pour faire de la prévention auprès des adultes mais également auprès des enfants.

Pour faire passer efficacement les messages de prévention et ainsi limiter la propagation d'Ebola, le personnel de l'Unicef encourage les campagnes d'information directes sur le terrain, de personnes à personnes et ce sont les adultes, dans les familles, qui sont à leur tour chargés d'expliquer aux enfants l'importance notamment de se laver les mains pour ne pas tomber malade.

La Banque des rumeurs

Fabio Friscia est spécialiste de la prévention des maladies pour l'Unicef. Il rappelle que les campagnes d'information ne permettent pas d'éviter la diffusion de rumeurs. Mais pour les court-circuiter, Fabio Friscia explique que l'Unicef a mis en place, en Sierra Leone, une Banque des rumeurs qui répertorie les ragots pour les désamorcer le plus rapidement possible.

« Il s’agit de centraliser et collecter les différentes rumeurs en mettant à jour les stratégies et les messages réagissant à ces rumeurs », précise-t-il. Lutter contre les rumeurs, c'est aussi lutter contre la stigmatisation et la mise à l'écart des enfants qui ont survécu à Ebola ou qui sont devenus orphelins à cause de la maladie.

« Pour les cas de stigmatisation, on est en train de renforcer un système de soutien psychologique et social pour ces enfants et un système pour trouver une famille à l’intérieur de la communauté - ou des autres communautés - qui soit disponible pour s’occuper de ces enfants », a précisé Fabio Friscia, de l’Unicef.

La prévention sanitaire est une étape essentielle dans la lutte contre Ebola. Sans la répétition de ces gestes d'hygiène, l'Organisation mondiale de la Santé redoute qu'il y ait 20 000 malades d'ici le mois de novembre.