Mali: un Touareg décapité, Aqmi mis en cause

Aqmi est à la recherche d'indicateurs de l'armée française et de la mission onusienne au Mali.
© MALI-UN/ REUTERS/Joe Penney/Files

Quatre des cinq civils touaregs enlevés la semaine dernière par Aqmi dans la région de Tombouctou ont été libérés. Le cinquième a été retrouvé sans son corps, décapité. Aqmi est montré du doigt.

Les habitants de Zouéra, une localité située à 80 km de Tombouctou, ont découvert ce mardi sous un hangar la tête d’un homme sans son corps. Un homme que les témoins ont rapidement reconnu : il s’agit d’un des cinq Touaregs enlevés la semaine dernière dans la même localité. Le rapt n’avait pas été officiellement revendiqué, mais l’accoutrement des ravisseurs et leur mode opérationnel – ils étaient équipés de talkies-walkies – portaient la signature d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Aujourd’hui, l’information se confirme. L’un des quatre autres Touaregs enlevés avec l’homme décapité, qui eux ont été libérés, a affirmé que leurs ravisseurs étaient bien des combattants d’Aqmi. Ils seraient activement à la recherche de civils qui, dans le nord du Mali, informeraient les troupes françaises et celles de la mission de l’ONU sur leurs positions et leurs mouvements. L’homme décapité était donc accusé d’être un indicateur.

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