Burkina Faso: dialogue délicat entre la majorité et l’opposition

Zephirin Diabré (à gauche)et Assimi Kouanda, co-présidents du cadre de dialogue politique.
© RFI/Yaya Boudani

Au Burkina Faso, le dialogue politique - souhaité par le président Blaise Compaoré - entre la majorité et l’opposition a commencé jeudi 25 septembre à Ougadougou. Il porte sur la question de la limitation ou non du mandat présidentiel. En face-à-face, se trouvent la délégation de la majorité et celle de l’opposition et, dans le rôle du facilitateur, le président Blaise Compaoré lui-même. Le parti au pouvoir souhaite une candidature du président Blaise Compaoré après la fin de son deuxième mandat en 2015 et, pour cela, il faut une révision constitutionnelle. Les opposants refusent.

Les partisans d’une révision constitutionnelle et ceux qui s’y opposent étaient à la présidence pour s’enquérir des termes de références de ce dialogue initié par Blaise Compaoré. Mais en lieu et place de cette feuille de route, les différents protagonistes ont discuté de la forme de ce processus. Selon le chef de file de l’opposition, Zephirin Diabré, le président Compaoré a d’abord expliqué les objectifs recherchés en initiant ce dialogue.

« Le président du Faso a expliqué les objectifs qu’il poursuivait d’instaurer un dialogue politique entre les deux camps et il s’est retiré, nous laissant le soin de nous organiser pour ce dialogue », a déclaré Zephirin Diabré après deux heures d’échanges entre les deux délégations.

« Nous avons échangé sur la manière d’organiser le dialogue pour nous assurer qu’il puisse aboutir au résultat escompté. Ce sont des préalables qui sont indispensables et nécessaires à éclaircir », a renchéri Assimi Kouanda, le secrétaire exécutif national du parti au pouvoir.

Avant même de se rendre à ce deuxième rendez-vous, l’opposition avait diffusé un communiqué dans lequel elle se dit ouverte au dialogue mais réaffirme « avec fermeté  son rejet de la modification de l’article 37 de la Constitution et l’organisation d’un référendum ainsi que de la mise en place d’un Sénat ».