Le Maroc redouble d'efforts contre les cellules terroristes

Le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane, au Parlement à Rabat, le 9 juillet 2014.
© AFP PHOTO / FADEL SENNA

Selon Rabat, plus d'un millier de Marocains combattent ou ont combattu ces derniers mois en Syrie et en Irak, et ce chiffre atteint même près de 3 000 en incluant les binationaux. Le gouvernement marocain a donc mis en place un dispositif particulier de lutte contre l'organisation de l'Etat islamique en renforçant notamment sa législation anti-terroriste.

Avec notre correspondante à Casablanca, Sarah Doublier

Sur le volet sécuritaire, le Maroc se montre mobilisé face à la menace de l’organisation de l’Etat islamique. Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane s’est d’ailleurs félicité il y a quelques heures à New York de l’approche proactive et efficace du pays dans ce domaine. Rabat multiplie en effet les annonces de démantèlement de cellules de recrutement de jihadistes, mais aussi les coups de filet dans les milieux salafistes que ce soit dans le nord du pays, près de Tanger, mais aussi dans l’est dans la région de Fès.

Hier encore, sept personnes ont été déférées devant le parquet antiterroriste pour avoir organisé le recrutement de combattants vers l’Irak et la Syrie. Cet été, le Maroc avait déjà relevé à deux reprises son niveau d’alerte sécuritaire. Il y a trois mois, tout d’abord, après l’annonce de la création de l’Etat islamique, puis au mois d’août où des batteries anti-aériennes avaient même été installées sur les sites stratégiques du royaume, les ports, les aéroports, après des risques d’attaques par les airs, a annoncé al-Qaïda au Maghreb islamique.

Des tribunaux aux compétences élargies

Enfin, le Maroc a renforcé son arsenal juridique il y a quelques jours en élargissant les compétences des tribunaux en matière de terrorisme. La justice marocaine pourra désormais condamner des étrangers ou des Marocains qui ont été entraînés en dehors du territoire du Maroc. La principale crainte aujourd’hui pour Rabat est le retour de jihadistes ayant combattu aux côtés de l’organisation de l’Etat islamique. On estime qu’ils sont plus d’un millier de Marocains à être partis combattre en Syrie et en Irak.

Cette pression sécuritaire est bien vécue par les Marocains. Elle est finalement un signe positif, selon les Marocains aujourd’hui que les autorités travaillent à la protection de leurs concitoyens. Les Marocains, mais aussi la communauté française assez importante au Maroc, ont donc bien réagi. Les 40 000 Français qui résident au Maroc disent ne pas vouloir changer leurs habitudes du fait que la situation sécuritaire au Maroc semble incomparable avec celle de l’Algérie voisine.

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