Centrafrique: l’ONU et les pays voisins s’impatientent

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza s'est exprimée sur la situations dans son pays au siège des Nations unies à New York, en marge de l'assemblée générale de l'ONU et du sommet des chefs d'Etat sur le climat.
© AFP PHOTO / Timothy A. CLARY

L’ONU a confirmé son soutien à la Centrafrique lors d’une réunion à New York, en marge de l’Assemblée générale, mais les Nations unies et les pays voisins de la Centrafrique se sont aussi montrés inquiets des avancées insuffisantes.

Avec notre envoyé spécial à New York, Karim Lebhour.

Pour sa première visite à l’ONU, la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza a reçu à la fois des promesses de soutien et des signes d’impatience.

Les accords de paix de Brazzaville tardent à se concrétiser et les pays qui accueillent des réfugiés centrafricains comme le Cameroun et le Tchad disent vouloir des actes concrets.

Catherine Samba Panza met en avant le chaos dont elle a hérité : « Je suis dans une situation plutôt compliquée sur le terrain, avec une absence d’armée, avec des forces de défense et de sécurité complètement démantelées et sans moyens pour ramener la sécurité. Je suis obligée de m’en remettre aux forces internationales », assure-t-elle.

Un recul des violences

Ces forces de l’ONU ne sont en place que depuis 15 jours, mais le général Babacar Gaye, le représentant de l’ONU en Centrafrique, assure que des progrès sont déjà perceptibles. « Dans la ville de Bangui, nous avons déjà déployé une unité de police supplémentaire. Nous avons confié la sécurité de la ville de Bangui au commandant de notre police qui dispose également des forces militaires, ce qui est d’ailleurs, au sein des Nations unies sans précédent. Oui, tout le monde s’attend à ce que nous fassions mieux », admet-il.

Catherine Samba Panza peut au moins se prévaloir d’un recul des violences et assure que le nombre de camps de déplacés est en forte baisse, de 69 à une quarantaine, preuve, dit-elle, que les Centrafricains déplacés commencent à rentrer chez eux.

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